Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Établissement des priorités

Annexe I : Exemples de systèmes de classification dans la littérature

Classification des nanomatériaux par leur matrice de contenu

L’armée américaine est à élaborer un système de classification qui tient compte du comportement des nanomatériaux dans les produits. Plusieurs classes sont suggérées, notamment  les particules librement dispersées, les particules dans les milieux visqueux, les particules dans les revêtements diffus, les composites et les revêtements durables ainsi que les produits nanostructurés. Ce système de classification vise à fournir aux organismes de réglementation des données sur les produits propres à l’armée ainsi qu’à établir des critères améliorés pour déterminer les risques potentiels pour l’environnement et la santé humaine associés aux nanomatériaux. Le lecteur est invité à communiquer avec Jeffery Steevens (Jeffery.A.Steevens@usace.army.mil) pour obtenir de plus amples renseignements sur ce projet. 

Le National Institute of Occupation Safety and Handling (NIOSH) des États-Unis a suggéré de regrouper les nanomatériaux par état physique afin d’améliorer la manipulation sécuritaire et d’y réduire l’exposition des travailleurs[1]. Les classes suggérées sont les suivantes : a) lien formé de nanostructures fixes (matrice polymérique); b) suspension et dispersion dans un liquide; c) nanomatériaux dispersables à sec et agglomérats, et d) nanoaérosols et synthèse en phase gazeuse (sur le substrat).

À l’instar de l’approche du NIOSH, Hallock et et al.[2] ont suggéré de classifier les nanomatériaux par matrice de produits, à savoir les nanomatériaux purs, les objets contaminés par des nanomatériaux, les suspensions dans un liquide et les matrices solides, afin d’assurer une élimination sécuritaire. Dans les travaux menés par Foss Hansen et al.[3], l’équipe recommande une approche de classification axée sur l’emplacement du nanomatériau dans le produit, c’est-à-dire comme composante d’une substance en vrac (p. ex. la nanoélectronique), à la surface (p. ex. les membranes) ou comme particules (p. ex. les suspensions dans un liquide), ce qui permettrait de distinguer les nanoparticules qui devraient entraîner une exposition, qui pourraient entraîner une exposition et qui ne devraient pas entraîner une exposition dans le cas du consommateur.



[1] US NIOSH. « General Safe Practices for Working with Engineered Nanomaterials in Research Laboratories » DHHS (NIOSH) Publication No. 2012-147. Disponible à http://www.cdc.gov/niosh/docs/2012-147/pdfs/2012-147.pdf.

[2] Hallock, M.; Greenley, M.; DiBerardinis.; Kalin, D. Jo. Chem. Health & Safety, 2009, 16, 16-23.

[3]Hansen, S. F.; Michelson, E.; Kamper, A.; Borling, P.; Stuer-Lauridsen, F.; Baun, A. Ecotoxicology, 2008, 17, 438‑447.